Skip to main content

L'Effondrement des Nations

79cb4c03cbb8fa844d9c519862fcb78cfed9af95_2000x2000.webp

Si Black Mesa a été le point d'impact, l'onde de choc, elle, n'a mis que quelques heures à faire le tour de la Terre.
Une catastrophe locale devenue apocalypse planétaire en un claquement de doigts.

Dans ce début de millénaire hyper-connecté, le silence radio du Nouveau-Mexique a été la première anomalie

Pas pour le public, non. Pour les ennemis de l'Amérique.

En Russie, les aiguilles des sismographes du Projet K.R.O.T. se sont affolées.
Eux qui surveillaient leurs propres expériences foireuses en Sibérie ont vu une signature énergétique titanesque.
La paranoïa a pris le dessus : "C'est une attaque préventive ?"

Moscou a mis ses têtes nucléaires en alerte maximale

La Chine, voyant le ciel changer, a bouclé son espace aérien.
C'est là, au moment critique où l'humanité aurait dû s'unir pour colmater la brèche,
que les vieux réflexes de la Guerre Froide ont tout foutu en l'air.

Chacun s'est barricadé chez soi alors que l'ennemi était déjà dans le salon.

La panique ? Virale. Incontrôlable.
Washington a essayé d'imposer un black-out médiatique. Raté.
Les premières images ont fuité.

Des vidéos granuleuses, filmées par des civils en pleurs, ont inondé le câble et les premiers forums du web.
On y voyait l'impossible. Des bestioles xenniennes bouffant du bétail.
Des éclairs verts déchirant le ciel au-dessus des périphériques.

Le mythe de la "Fin de l'Histoire" ? Pulvérisé en direct à la télé.
La population a compris que le gouvernement mentait.
Hystérie collective. Supermarchés pillés, autoroutes saturées par des gens fuyant vers nulle part.
Les villes sont devenues des brasiers avant même que les premiers Vortigaunts ne s'y téléportent.

La réponse politique a été celle d'un poulet sans tête.

À D.C., ils ont déclaré la Loi Martiale.
La Garde Nationale a été déployée, pas pour aider, mais pour contenir la foule.
Sauf que l'ennemi se foutait des lignes de front. La Résonance en Chaîne ne s'est pas calmée, elle a empiré.
Des "tempêtes de portails" ont éclaté partout. Le Pentagone, censé être une forteresse, est devenu un abattoir.
Des portails se sont ouverts dans la salle de commandement. La chaîne de commandement ? Brisée net.

Le Président évacué vers des bunkers profonds ? 
Ironie du sort : ces trous à rats n'ont pas mieux résisté aux aliens que les maisons de banlieue.

En moins de 48 heures, la nation la plus puissante de l'Histoire a cessé de fonctionner.
Les États-Unis se sont brisés en mille morceaux.
Des zones de guerre isolées, des soldats sans ordres, des milices civiles luttant pour respirer une heure de plus.

L'économie mondiale a suivi le plongeon.
À l'ONU, impuissants, ils ont regardé les lumières de la civilisation s'éteindre une à une sur les écrans satellites.
Ce n'était pas juste la chute de Washington. C'était la faillite totale du modèle que Black Mesa avait juré de protéger.

L'humanité, divisée par ses petits secrets, se retrouvait tête baissée face à une marée venue d'ailleurs.